Devenez un Nouveau Manager en 7 points !



Avec les évolutions de la société et l'arrivée massive du digital qui a bouleversé les relations clients-entreprises, l'image même du manager change profondément. 7 points pour se remettre à la page:

1- Se remettre en question

Alors que la version ancienne du manager se base sur le contrôle, la nouvelle doit s'établir sur la confiance.
Son rôle, c’est d’enthousiasmer, de donner de l’énergie, de s’interroger pour savoir comment aider ses collaborateurs à réussir, de les challenger sur la qualité et l’organisation.

2- Mettre à jour son statut

Une des marques du manager était son bureau fermé, qui était d'autant plus grand qu'il avait des responsabilités. Mais dans la société actuelle de l'information et du partage, être enfermé dans son bureau ne correspond plus à la mission première du manager. Dans tous les nouveaux espaces, la plupart du temps, il ne dispose plus de bureau. Etre manager, c’est se dire : “Plus je suis haut dans la hiérarchie, plus j’ai des devoirs”. Un devoir de circulation d’informations et d’explications.
Évidemment, le manager conserve le droit de gagner un peu plus d’argent parce qu’il a plus de responsabilités, de choisir ses équipes, ses projets, de recruter, de licencier… mais le manager n’a plus le droit d’être seulement le “chef”. 

3- Changer son vocabulaire

Certains managers, pas tous, définissent leur équipe comme des personnes qui travaillent pour eux. Aujourd'hui, on ne peut plus dire ça. Leur équipe travaille pour des projets, transverses ou non, des équipes qui tournent, d’experts… Savoir exactement combien de personnes travaillent dans son entreprise va devenir de plus en plus difficile car de plus en plus flou, même si l’équipe de direction, elle, devrait être assez stable. Une forte évolution des mentalités et de la culture demande un accompagnement important de la part de la RH qui doit elle aussi se remettre en cause. Elle ne doit pas l'oublier.

4- Manager en transversal

Les services, c'est fini ! Si l’innovation était réservée au service de la R&D, le marketing s’occupait du client, le service financier, d’argent. Aujourd’hui, les entreprises fonctionnent de plus en plus de manière transversale. Quelle que soit le domaine d’expertise, chaque collaborateur de l’entreprise est tourné vers le client (Client centric). Chacun contribue aux projets d’innovation et à la satisfaction client. C’est la fin du cloisonnement pour être ensemble, du développement du Design Thinking, des OpenLab…

5- Compter sur ses seules aptitudes

Le management transverse est très difficile pour les managers qui se reposent sur leur statut d’expert en marketing, en finance, en digital ou en R&D. Ils sont challengés en permanence par leurs pairs et par les jeunes talents qui raisonnent plus par la créativité que réellement par l’expertise, expertise remise constamment en question suite aux évolutions rapides et aux moyens d'apprentissage disponibles sur Internet. Ce sont les aptitudes qui comptent, la capacité de raisonner et de prendre des décisions.  

6- Devenir un leadership

Le leader n’a pas d’âge, pas de métier. Un jeune talent extrêmement brillant peut prendre le leadership sur un projet qui va pérenniser l’entreprise pendant les vingt prochaines années. Encore faut-il que le manager accepte de donner le pouvoir à ce jeune talent qui va révolutionner son entreprise, quitte à l’entourer de seniors pour l’aider.  

7- Renverser la pyramide hiérarchique.

Certaines sociétés créent des shadow Comex avec des jeunes talents. Bien sûr, cela bouscule fortement les habitudes mais il s’agit d’une question de survie. Si je suis chef d’entreprise, vais-je permettre aux jeunes d’accéder aux commandes pour accélérer l’innovation de ma société ? Aujourd’hui, plus que jamais, l’audace est un atout essentiel pour la survie de l’entreprise.
En conclusion, le manager passe du contrôle des hommes à la gestion et au développement de ressources humaines. Mais que va faire la RH ?

par Pascal Baratoux